Devenir membre du conseil syndical de sa copropriété

Trouver des volontaires pour devenir membre du conseil syndical est une tâche ardue pour nombre de copropriétés. Il s’agit pourtant d’un rouage essentiel dans la vie de la copropriété. Quelques rappels sur le rôle du conseil syndical : pourquoi y siéger est bénéfique ? Quelle compétence faut-il pour se présenter ? Combien de temps devez-vous y consacrer ? On vous dit tout.

Quel est le rôle du conseil syndical au sein d’une copropriété ?

Le conseil syndical travaille en binôme avec le syndic afin d’assurer une bonne gestion de la copropriété. Ses membres sont bénévoles, élus en assemblée générale. Le conseil syndical joue un rôle majeur entre les copropriétaires et le syndic.

Les missions du conseil syndical s’articulent autour de 3 axes:

Consultation

À l’écoute des copropriétaires et/ou du syndic, il doit être consulté pour commander certains travaux.

Assistance

Le conseil syndical assiste le syndic pour la gestion de la copropriété. Ainsi, il peut choisir un prestataire lors d’une consultation, aider à la définition du budget annuel, programmer certains travaux et les présenter au vote lors de l’assemblée générale, etc.

Contrôle

Le contrôle de l’exécution de la mission du syndic porte essentiellement sur la comptabilité. À ce titre, il peut demander au syndic toutes les factures, relevés de banques, contrats, etc. Le législateur prévoit l’obligation de remettre tout document demandé sous un mois, sous peine d’astreinte journalière.

Pourquoi siéger au conseil syndical est-il bénéfique ?

Les assemblées générales de copropriétés se transforment souvent en séances de doléances où chacun exprime son mécontentement sur la gestion, les travaux, le syndic, etc.

En tant que copropriétaire, voici 2 raisons de devenir membre du conseil syndical de votre résidence :

- Les pouvoirs étendus du conseil syndical ont un réel impact sur votre quotidien et votre cadre de vie ;

- Vous veillez à préserver votre patrimoine car une copropriété qui fonctionne mal fait chuter la valeur des logements.

Donc, si vous souhaitez vraiment agir dans la vie de votre copropriété et non plus rester passif ou dans la contestation non constructive, le conseil syndical est fait pour vous.

 

Quelles compétences faut-il pour devenir membre du conseil syndical ?

Pour être efficace, un conseil syndical a besoin d’une seule chose : de membres investis et motivés.

L’exercice de votre mandat ne nécessite aucune compétence obligatoire. En revanche, si vous possédez un savoir utile (comptabilité, juridique, travaux, etc.), c’est un atout précieux pour la bonne marche du conseil syndical et, in fine, de la copropriété.

 

Combien de temps faut-il consacrer au conseil syndical ?

Le conseil syndical seul ne suffit pas à assurer une bonne gestion de la copropriété. Le syndic a également toute son importance. La communication entre eux doit être optimale et la confiance réciproque. L’objectif est de pouvoir travailler en synergie et agir dans l’intérêt général de la copropriété.

Dans les faits, cette synergie est parfois difficile à trouver pour des raisons multiples :

- Désaccord entre les membres au sein du conseil syndical ;

- Manque de professionnalisme du syndic ;

- Défiance entre le syndic et le conseil syndical ;

- Conseil syndical omniprésent et qui outrepasse ses missions ;

etc.

Lorsque la relation fonctionne idéalement, le temps à consacrer pour chaque membre est minime. Quelques heures par mois suffisent amplement pour assurer les réunions entre membres, avec le syndic et pour suivre les chantiers ou encore recevoir des prestataires.

Selon la taille de votre copropriété, comptez une vingtaine d’heures annuelles, au maximum. Bien peu en comparaison des avantages évidents : améliorer votre cadre de vie et celui des autres copropriétaires.

 

Comment trouver une bonne organisation pour que le conseil syndical soit efficace ?

Il n’existe pas de recette miracle. Tout dépend des affinités entre les membres du conseil syndical et de leurs motivations. Cependant, pour éviter de faire perdre du temps à chaque membre et décourager les plus motivés par manque de résultats, il est de bon ton de cadrer un minimum le fonctionnement.

Ainsi, il paraît judicieux pour le conseil syndical de :

- Préparer un projet annuel pour la copropriété ;

- Organiser un planning annuel ;

- Prévoir des points d’étapes réguliers pour contrôler l’avancement des dossiers en cours ;

- Recueillir les idées et les souhaits des copropriétaires ;

- Organiser un mode de communication entre le conseil syndical, le syndic et les copropriétaires ;

etc.

Dans le même état d’esprit, organiser le conseil syndical en comités permet à chaque membre de choisir des actions dans son domaine de compétence. Par exemple, vous pouvez créer un comité :

- Comptabilité ;

- Finance ;

- Prestataires ;

- Travaux ;

- Communication ;

- Espaces verts ;

- Rénovation énergétique ;

etc.

 

Comment faire dans les copropriétés comprenant plusieurs bâtiments ?

Les tracas de la vie quotidienne occupent une place importante dans la gestion d’une copropriété. Pêle-mêle : trou en formation, fuite dans une partie commune, peinture qui cloque, haies qui ne sont pas taillées, ascenseur mal réglé, poubelles non ramassées, etc.

Si, de prime abord, cela semble peu valorisant de s’occuper de ce type de tâches, elles font partie intégrante du cadre de vie. C’est pourquoi il est recommandé d’avoir un membre du conseil syndical par bâtiment et/ou cage d’escaliers. Quand la résidence est grande, vous ne savez pas forcément ce qui se passe dans les autres bâtiments.

Il faut savoir qu’une des principales sources de mécontentement des copropriétaires concerne tous ces dossiers du quotidien qui ne sont pas traités ou pour lesquels la communication fait défaut.

Conclusion

Devenir membre du conseil syndical de votre copropriété est une véritable opportunité. Cela vous permet d’agir concrètement pour améliorer votre cadre de vie, de faire entendre votre voix sur le budget de la copropriété, sur la sécurité, etc.

Comme la reconnaissance n’est pas toujours au rendez-vous, il faut sans doute travailler différemment pour :

- Susciter des vocations et attirer les bénévoles ;

- Faire participer les copropriétaires sur des projets plus légers (Apéro entre voisins, entraides, etc.) ;

- Réfléchir à mieux faire participer tous les résidents, locataires inclus.

 

Une gestion dématérialisée du quotidien représente une source d’amélioration notable. En passant moins de temps sur les tracas du quotidien, en communiquant mieux auprès de tous les copropriétaires, on gagne du temps pour les dossiers plus qualitatifs.

La rénovation énergétique est le défi majeur qui attend les copropriétés dans les années à venir. La symbiose entre le conseil syndical et le syndic n’est donc plus un luxe, elle devient vitale.