La rénovation énergétique en copropriété

Face aux enjeux environnementaux, les quelque dix millions de logements en copropriété représentent un substantiel gisement d’économies d’énergie. La rénovation énergétique en copropriété exige une préparation sans faille pour faire de cet ambitieux projet une totale réussite. Grandes lignes.

En quoi consiste la rénovation énergétique en copropriété ?

Les objectifs d’une rénovation énergétique en copropriété sont multiples :

- Faire baisser les consommations de chauffage et de production d’eau chaude ;

- Alléger la facture énergétique pour les copropriétaires ;

- Procurer un confort thermique à l’intérieur des logements ;

- Préserver la valeur des logements ;

- Lutter contre le changement climatique.

Poser un diagnostic initial sur l’ensemble de la copropriété

Au-delà des contraintes règlementaires et législatives, une rénovation énergétique en copropriété commande la réalisation d’un bilan général. Ce type de rénovation coûte très cher. Il est donc indispensable de savoir d’où part la copropriété et où elle peut aller. Aussi bien d’un point de vue financier qu’humain.

La réflexion portant sur la rénovation énergétique en copropriété est longue et nécessite une très grande implication :

Des copropriétaires

L’ensemble des copropriétaires doit adhérer au projet et même se porter demandeur d’une solution d’éco-rénovation. Si la demande n’émane pas d’une large majorité, le projet a toutes les chances de ne jamais voir le jour. En clair, si les copropriétaires sont divisés, les détracteurs ne retiendront que son aspect budgétaire. Il sera donc rejeté en assemblée générale.

Du conseil syndical

Le conseil syndical est le moteur du projet. Il doit faire preuve de pédagogie pour informer régulièrement les copropriétaires des avancées du dossier. Une rénovation énergétique se discute tout au long de l’année, pas seulement en assemblée générale. L’objectif de cette dernière est de valider des orientations ou, au minimum, de proposer une palette de solutions.

Du syndic

Avant de s’engager dans ce type de chantier, les copropriétaires doivent être sûrs que le syndic est fiable et prêt à relever le défi avec eux. Changer de syndic en cours de route serait contre-productif. Une telle initiative aurait pour conséquence d’allonger les délais et de rendre le projet encore plus complexe qu’il ne l’est déjà. Le syndic doit apporter une expertise financière et juridique et proposer un réseau de partenaires compétents. Par exemple, un excellent bureau d’étude est un préalable indispensable au succès.

Entre le début d’un projet et sa réalisation, il peut s’écouler 4 à 5 ans. Il est donc capital que tous les acteurs impliqués dans le projet soient sur la même longueur d’ondes. Dans le cas contraire, les probabilités de succès seraient moindres.

L’accompagnement, la clé du succès

La rénovation énergétique en copropriété ne peut pas s’envisager sans un accompagnement digne de ce nom. Si, comme nous l’avons vu par ailleurs, le triptyque copropriétaires/conseil syndical/syndic doit fonctionner de manière optimale, c’est rarement suffisant pour garantir la réussite d’un projet d’une telle ampleur.

Un bureau d’étude pourra bien évidemment apporter son expertise pour conseiller les copropriétaires au mieux de leurs intérêts. Pensez aussi à Coach Copro, plateforme d’accompagnement des copropriétés entièrement dédiée à l’éco-rénovation. Le service est gratuit, indépendant et permet de bénéficier d’un accompagnement sur-mesure, quel que soit l’état d’avancement du projet.

C’est un plus indéniable car les dispositifs fiscaux changent constamment. Il sera donc plus facile d’identifier les possibilités d’aides collectives et individuelles grâce à Coach Copro. La plateforme peut également fournir un retour d’expérience appréciable : choix techniques, chiffrages d’économies après travaux de rénovation dans d’autres copropriétés, etc.

Conclusion

Si la rénovation énergétique en copropriété est un enjeu majeur, elle ne peut pas se résumer à une liste sans fin d’aides et de subventions. Deux objectifs doivent motiver la démarche : améliorer le confort des copropriétaires, à un coût réaliste. En admettant que le retour sur investissement ne puisse être atteint avant  40 ou 50 ans, est-il vraiment raisonnable d’entreprendre ce type de travaux ?