Parole d'expert : François-Emmanuel BORREL, Président du Pôle UNIS Ile-de-France

Publié le par Phoebe Palissier - mis à jour le

François-Emmanuel BORREL, Président du Pôle UNIS Ile-de-France répond à nos questions: 

1. Vous serez présent au salon de la Copropriété : quels objectifs assignez-vous à cet événement ?  

« Le Salon de la Copropriété est un évènement incontournable pour les particuliers et les professionnels qui souhaitent s’informer de l’actualité de la copropriété sous ses différents aspects tant juridiques que techniques. 

C’est pour nous l’occasion de rencontrer nos adhérents et de stimuler ceux qui ont vocation à nous rejoindre mais aussi d’illustrer les valeurs et les compétences de l’UNIS au travers des Universités de la copropriété que nous organisons au sein du Salon »

2. La loi ALUR a profondément modifié l’encadrement du métier de Syndic. Qu’ont apporté ces évolutions selon vous ?

« Pour répondre tout à fait à votre question, la loi ALUR en matière d’encadrement du métier, n’a pas, pour l’heure produit ses effets ou du moins ils ne sont pas encore sensibles.

Nous sommes astreints à un code de déontologie dont les termes sont proches de ceux portés dans les statuts de l’UNIS et la commission de contrôle qui devra en faire respecter les termes n’a pas encore vu le jour.

Une carte professionnelle dédiée à l’activité de syndic existe désormais ; elle dissocie cette activité de celle de la gestion locative. Compte tenu des synergies induites, ces deux métiers coexistent au sein des mêmes structures. Souvent même, l’activité de gestion locative permet de porter financièrement celle de syndic. L’impact sera donc faible.

Le véritable changement consiste dans l’obligation de formation qui conditionne la délivrance des cartes professionnelles. C’est un véritable tournant et nous ne pouvons que nous en réjouir. La valeur ajoutée du professionnel tient notamment aux conseils qu’il peut prodiguer. Il est donc primordial qu’il puisse régulièrement actualiser ses connaissances. L’UNIS a toujours milité pour une formation continue accessible. Elle est quasiment gratuite pour nos adhérents. L’UNIS est d’ailleurs un des premiers formateurs en dehors des écoles dédiées.

Pour le reste et je ne peux l’éviter, la loi ALUR a abordé le régime de la copropriété avec une sensibilité toute particulière pour les copropriétés en difficultés. Plus de transparence, plus d’information, plus d’analyses critiques, tout autant de bonnes intentions que l’on ne peut que partager. Néanmoins, dans un univers parfois complexe, aux enjeux considérables, où l’affectio societatis disparaît peu à peu, l’ensemble des processus induits par la loi ALUR, ses formalités complémentaires et surtout les sanctions qui l’accompagnent, apportent au sein des copropriétés une réelle insécurité. Pour nos confrères cela a nécessité des investissements humains notamment de pédagogie et technologiques considérables. Alors oui la loi ALUR a bouleversé les équilibres du métier et ce n’est pas fini »

3. Votre syndicat rassemble aussi bien des entreprises Nationales dont le leader de la gestion de copropriété et des cabinets à structure familiales. Ces deux types d’acteurs apportent-ils des atouts différents pour les Copropriétés ?

« Le métier et ses obligations sont les mêmes quelle que soit la structure. Comme en toute matière nous portons les défauts de nos qualités et certains voient dans la taille petite ou grande certains avantages que d’autres considéreront être un inconvénient. L’essentiel est que l’offre soit la plus adaptée aux attentes de la clientèle.

Il va de soi que certains services nécessitent des investissements que seules d’importantes structures peuvent mobiliser. Je pense aux permanences sur site ou à certaines qualifications techniques ou même certains services connexes bénéficiant d’effets de masse. Les entreprises les plus modestes, parfois unipersonnelles, reposent sur des professionnels très aguerris portés par des valeurs humaines et un dévouement sans égal.

Nous nous réjouissons de la représentativité de notre syndicat, de la richesse de cette variété, de l’énergie, de la puissance créative qu’apportent des expériences très variées. Nos métiers évoluent et chacun porte sa part de vérité. Parfois le pragmatisme des plus petits avec des solutions technologiques simples et réactives entrent tout à fait en résonnance avec le travail de bureaux d’étude intégrés à de grands groupes »

4. Quels sont pour les Copropriété les atouts d’un syndic UNIS ?

« Plus de 70% des lots de copropriété en France gérés par un professionnel le sont par un adhérent de l’UNIS.

Nos adhérents ont accès à tous les services dont ils ont besoin dans leur quotidien. Ils sont informés quasiment instantanément de toute nouveauté réglementaire ou technologique avec des commentaires synthétiques et des mises en situation très concrètes. Un syndic UNIS est doté des outils et des soutiens qui lui permettront de remplir au mieux sa mission auprès de ses clients.

De longue date l’UNIS organise les Universités de la copropriété et les journées des conseillers syndicaux ouvertes à nos clients, avec différents modules de formation très pragmatiques qui couvrent tous les aspects de la copropriété, de la comptabilité aux travaux en passant par les questions d’économie d’énergie ou les problématiques sociales. Elles rencontrent un public très nombreux dans toutes les métropoles françaises, notamment à Lyon avec plus de 3.000 participants mais aussi au Salon de la Copropriété avec cette année des thématiques tout à fait en prise avec l’actualité. Etre géré par un syndic UNIS c’est bénéficier aussi de ce type de service.

Nous avons hâte de retrouver l’effervescence du Salon de la Copropriété, ce moment de partage avec les visiteurs et les différents participants ou partenaires de nos métiers »